Éclairage public

L'étude photométrique, étape oubliée des projets d'éclairage

Choisir un luminaire avant d'avoir calculé le besoin, c'est décider de la réponse avant d'avoir posé la question. L'étude photométrique remet les étapes dans l'ordre.

Voirie éclairée par des mâts régulièrement espacés après étude photométrique

Ce qu'elle calcule

Une étude photométrique simule le comportement de la lumière sur une zone donnée, à partir des caractéristiques réelles des luminaires envisagés, de la géométrie de la voie et des revêtements en présence.

Les cinq données produites par une étude photométrique : classe d'éclairage, éclairement moyen, uniformité, implantation des mâts et nuisance lumineuse
L'étude produit des valeurs vérifiables, pas une impression visuelle.

Elle ne se contente pas d'annoncer un niveau d'éclairement moyen. Elle vérifie l'uniformité, c'est-à-dire le rapport entre le point le moins éclairé et la moyenne de la zone. C'est ce critère, plus que la puissance installée, qui détermine le confort et la sécurité perçus.

La classe d'éclairage détermine tout

Avant tout calcul, la voie doit être classée. Le trafic, la vitesse pratiquée, la présence de piétons ou de cyclistes, la complexité des carrefours définissent une classe à laquelle correspondent des exigences chiffrées.

Une rue résidentielle et un axe de transit ne relèvent pas de la même classe. Appliquer les mêmes luminaires aux deux produit soit un gaspillage sur la première, soit une insuffisance sur le second. C'est l'un des pièges du passage au LED.

Ce qu'un projet sans étude produit

Des zones sombres entre les mâts

Un luminaire LED éclaire de façon plus directive qu'une ancienne source. Conserver l'espacement d'origine, calculé pour une lampe à sodium diffuse, crée des alternances marquées entre zones éclairées et zones d'ombre.

De l'éblouissement

Une puissance excessive ou un angle de diffusion mal choisi gêne les conducteurs et les riverains, sans améliorer la visibilité réelle.

Une consommation supérieure au nécessaire

Faute de calcul, le réflexe consiste à prendre une marge de sécurité sur la puissance. Cette marge se paie chaque nuit, pendant vingt ans.

Ce qu'elle permet d'arbitrer

L'étude autorise des comparaisons chiffrées entre scénarios : conserver les mâts existants ou les repositionner, retenir un luminaire de 45 watts avec un espacement resserré ou un modèle plus puissant plus espacé, activer une gradation nocturne et à quel niveau.

Ces arbitrages ont un impact direct sur l'investissement initial et sur la facture d'exploitation, sujet que nous traitons aussi pour l'éclairage public des communes. Les trancher sans données relève du pari.

Éclairage urbain nocturne d'une rue commerçante après rénovation
Le résultat perçu dépend de l'uniformité autant que de la puissance installée.

Notre pratique

Nous menons l'étude avant de proposer un matériel, et nous remettons les résultats à la collectivité : classe retenue, éclairement calculé, uniformité, implantation. Ces éléments restent vérifiables et opposables. Voir notre page éclairage public.

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