Dimensionner son installation solaire sans la surdimensionner
Depuis que le surplus n'est plus valorisé, produire beaucoup n'a plus d'intérêt en soi. Ce qui compte, c'est la part réellement consommée sur place.
Partir de la consommation, pas de la toiture
La démarche courante consiste à regarder la surface disponible et à la remplir. C'était défendable quand le surplus se revendait correctement. Ce n'est plus le cas.
Le point de départ est désormais votre courbe de consommation : combien consommez-vous, et surtout à quel moment de la journée. Une installation ne produit qu'entre le lever et le coucher du soleil, avec un maximum en milieu de journée. Tout ce qui est consommé en dehors de cette plage est acheté au réseau, quelle que soit la taille de l'installation.
Lire son profil de consommation
Le compteur communicant donne accès à la consommation par tranche horaire, sur plusieurs mois. C'est la donnée la plus utile du dossier, et la plus souvent négligée.
Un foyer absent toute la journée présente une consommation creuse aux heures de production. Un foyer en télétravail, ou avec un ballon d'eau chaude pilotable, atteint un taux bien supérieur. Entre les deux, l'écart de rentabilité pour une même installation est considérable.
Les trois facteurs physiques
L'orientation
Le sud maximise la production totale. Une orientation est-ouest produit moins au total mais étale la production sur la journée, ce qui augmente souvent la part autoconsommée. Avec les tarifs actuels, cette répartition peut se révéler plus avantageuse que le pic de midi.
L'inclinaison
Autour de 30 degrés pour un compromis annuel. Une inclinaison plus faible favorise l'été, une inclinaison plus forte l'hiver et les demi-saisons.
Les masques d'ombre
C'est le point le plus sous-estimé. Une cheminée, un arbre ou un bâtiment voisin qui ombrage une partie des modules dégrade la production bien au-delà de la surface concernée, selon le câblage retenu. Le relevé des masques se fait sur site, pas sur photo aérienne.
Quelle puissance, concrètement
Pour un foyer de quatre personnes sans chauffage électrique, une installation de 3 kWc couvre généralement une part significative des usages de journée sans générer un surplus massif. Ajouter du chauffe-eau pilotable ou une borne de recharge programmée sur les heures solaires justifie de monter à 4,5 ou 6 kWc.
Au-delà, sans usage supplémentaire à absorber, chaque kilowatt-crête ajouté produit surtout du surplus, désormais sans valeur.
Notre méthode
Analyse de votre courbe de charge, relevé des masques sur site, simulation de production, puis proposition de puissance assortie du taux d'autoconsommation attendu. Sans ces trois étapes, une puissance annoncée n'est qu'une hypothèse. Voir panneaux solaires.